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Découvrez ou redécouvrez notre patrimoine et préparez vos futures visites dans le Cantal. 

Au fil des jours, nous vous présentons des merveilles et des pépites de notre patrimoine à découvrir virtuellement sans modération. 

 

St Jacques lisant à Marcolès ©Pierre SOISSONSSaint Jacques lisant

L’œuvre en pierre calcaire polychrome et dorée a été classée Monument Historique le 30 novembre 1987. Elle se trouve aujourd’hui avec Sainte Anne Trinitaire dans la nef de l’église de Marcolès.

On reconnait Jacques aux attributs du pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle qu’il arbore.

La coquille est le plus connu d’entre eux et dès le XIIe siècle. Le Codex Calixtinus, manuscrit conservé à Compostelle indique que « Les pèlerins qui reviennent de Compostelle rapportent des coquilles, qui signifient les bonnes œuvres… ». La coquille est donc la preuve que le pèlerin a effectué le pèlerinage. Il la ramasse d’abord sur la plage, puis avec le temps il l’achète chez les nombreux marchands autorisés à la vendre. C’est probablement à partir du XVe siècle que la coquille devient un attribut de saint Jacques lui-même, permettant de l’identifier dans l’iconographie religieuse.

Le chapeau de feutre au bord relevé est également un attribut du pèlerin comme le sont également la besace et le chapelet. Manquent sur la représentation du saint le bourdon ou bâton du pèlerin marcheur et la calebasse évidée servant de gourde pour transporter de l’eau.

Le saint est ici comme sainte Anne, plongé dans les Ecritures.

Les deux sculptures sont originaires du Rouergue et présentent des similitudes dans le traitement des visages et des chevelures et le traitement des draperies. L’historien de l’art Jacques Baudoin dans sa publication sur la Sculpture flamboyante en Rouergue, Languedoc (tome sur « Auvergne-Bourbonnais-Forez » publié en 1998, p. 56) attribue ces œuvres à Antoine Valens, originaire de Salles d’Albigeois, qui a exercé de 1497 à 1519. La polychromie d’origine érodée est recouverte d’une restauration envahissante réalisée en 1952.
Les archives nous indiquent que ces deux œuvres aujourd’hui au fond de l’église de Marcoles auraient pu être acquises pour orner l’église et la chapelle Saint Jean-Baptiste construite en 1492 par Martin Destaing, qui commande des socles pour ces statues.

 

Pour en savoir plus :

  • Sur Marcolès : Marcolès et son église Saint-Martin, par Lucien Gerbeau avec les photographies de Pierre Soissons, Association des Amis du Patrimoine de Haute-Auvergne , Aurillac, 2019.
  • Sur le pèlerinage : Les nombreux livres de Denise Péricard-Méa, grande médiéviste française spécialiste du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. cheminscompostelle-patrimoinemondial.fr.
  • Sur la sculpture flamboyante : l’ouvrage de Jacques Baudoin partiellement consultable sur Internet.

 

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