Accéder au contenu Accéder à la recherche Aller au menu

hommechienL’homme qui aimait les chiens / Leonardo Padura

  

« L’homme qui aimait les chiens » restera longtemps dans ma mémoire. Je l’ai refermé avec un pincement au cœur car il n’a pas été qu’un plaisir de lecture, mais aussi une secousse, une décharge, un moment privilégié à vivre avec ses 670 pages qui ont retenu toute mon attention.

Mais pas de bonheur -ou furtif et fugitif- pour les protagonistes de ce roman qui retrace une époque très sombre de l’histoire et les longs préparatifs de l’assassinat de Trotsky.

  

  

Au fil des chapitres, le narrateur principal, Iván, un Cubain, nous livre son histoire personnelle dans la grande histoire de la Révolution de Fidel Castro, ses amitiés, ses rencontres qui le mènent à nous rapporter d’autres histoires. Celle de Trotsky dans ses diverses destinations après avoir été chassé de Russie jusqu’au Mexique où il fréquenta Frida Kahlo et Diego Rivera et fut assassiné. Celle de l’assassin, Ramón Mercader, victime et bourreau, depuis sa jeunesse et son implication dans la Guerre d’Espagne jusqu’aux années d’embrigadement dans le régime stalinien, la longue préparation de l’assassinat de Trotsky, l’assassinat et ses difficiles années jusqu’à sa mort.

  

A lire aussi en espagnol : « El hombre que amaba a los perros »

Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Diplômé de littérature hispano-américaine, il est romancier, essayiste, journaliste et auteur de scenarii pour le cinéma.

  

Si vous lisez ce titre et d’autres de Leonardo Padura, dont la série de l’inspecteur Mario Conde, vous deviendrez peut-être accros comme moi de son écriture, de sa sensibilité et de son immense talent mais ça ne fait que du bien.

  

Vous pouvez les emprunter dans les bibliothèques du réseau départemental de lecture publique du Cantal près de chez vous.

  

Et je vous propose de rester dans la même époque trouble où foisonnent l’espionnage et la manipulation avec un autre roman hispano-américain, de l’argentine Alicia Dujovne-Ortiz. On y retrouve entre autres les mêmes personnages, en particulier Alicia de Las Heras alias Patria, aimée de Ramón Mercader alors que les deux combattent pendant la Guerre Civile espagnole et initiée à l’espionnage par Caridad Mercader, la mère Ramón.

 

 

etoilerougepoeteL’étoile rouge et le poète / Alicia Dujovne-Ortiz

    

Africa de Las Heras a épousé en 1947 un jeune poète Uruguayen à Paris. Installée à Montevideo avec son mari, elle se fait passer pour une couturière de mode mais oeuvre pour le compte du KGB à l'infiltration des Etats-Unis par des espions soviétiques.

  

Cette rencontre improbable entre deux êtres incompatibles et réels nous raconte aussi le régime stalinien, le contrôle absolu et le soupçon permanent. Avec la complicité d'une réalité plus folle que toutes les fictions, mêlant documentation rigoureuse et sens de l'humour, Alicia Dujovne-Ortiz construit un roman passionnant.

  

 Le jeune poète Uruguayen n’était pas moins que Felisberto Hernández, écrivain, pianiste et musicien. Pour suivre la chaîne, vous pouvez aussi lire ses œuvres que vous trouverez dans le catalogue.

  

Si malgré la noirceur de ces pages vous avez été bouleversé par la détresse des protagonistes, leur humanité, leur candeur mais aussi leur duplicité et enthousiasmé par le talent des auteurs, continuez avec l’histoire en bande dessinée de l’assassinat d’un autre homme politique russe, Pierre Stolypine, par Dimitri Bogrov. La scénariste n’en est pas moins que l’arrière petite-nièce de Dimitri Bogrov. Tout n’est pas noirceur dans cette BD…c’est surtout une belle histoire d’amour et d’innocence avec un superbe et élégant dessin et des couleurs en parfait accord.

 

 

dimitribogrovDimitri Bogrov / scénario de Marion Festraëts, illustrations de Benjamin Bachelier

  

A Kiev, en 1911, Dimitri Bogrov, promis à un brillant avenir d'avocat, assassine le Premier ministre du tsar. Pour comprendre son geste, il faut remonter dans son passé, à sa rencontre avec Loulia, une rousse envoûtante qui vit avec son frère, un terroriste.

 

 

 

 

 

 

Frida, un film de Julie Taymorfrida

 

De sa relation complexe avec son mari Diego Rivera à sa liaison controversée avec Léon Trotsky et ses provocantes amours féminines à son engagement politique, « Frida » trace le portrait de Frida Kalho, célèbre artiste peintre du début du siècle dans l’atmosphère chaude et colorée du Mexique.

 

 

 

 

 

  

Pour emprunter ces documents, prenez toujours le même chemin, celui de la Bibliothèque ou du Relais lecture de votre commune cantalienne.

 

Logo du cantal

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Ces cookies sont utilisés pour réaliser des statistiques de visites.